Mademoiselle Simone Parmentier
Souvenirs d’hier et d’aujourd’hui…
Quatre siècles de présence à Branchon : les famille Parmentier et apparentées
Les mouvements incessants de populations particulièrement en milieu rural sont aujourd’hui visibles. Il suffit pour s’en convaincre de constater le nombre de nouvelles maisons apparues au cours des dernières années et les déménagements nombreux dans le village. Les vieilles familles du village se font rares et encore plus celles qui sont établies depuis de nombreuses générations.
A l’occasion d’un entretien avec Melle Simone Parmentier elle nous a communiqué l’arbre généalogique de sa famille qui remonte au XVIIème siècle soit près de 4 siècles de présence au village. Melle Parmentier elle-même nous relate quelques-uns de ses souvenirs d’enfance. |
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Entretien
«Je suis née à Branchon le 21 janvier 1923. Je suis la fille de Maximilien Parmentier et d’Adeline Mahiat. Ma sœur aînée Marie-Louise était née en 1914. On cultivait chez nous et pour les travaux intensifs, nous avions des saisonniers. A trois ans, je suis entrée à l’école gardienne de Branchon tenue par sœur Loyola religieuse de la Providence. J’ai fait ma première communion le 19 mai 1929. A six ans , j’entrais à l’école primaire tenue par sœur Elisabeth. Après ces périodes, je suis entrée au pensionnat des sœurs de la Providence de Jodoigne qui était une école ménagère. Nous ne rentrions chez nous qu’une fois par trimestre. En 1939 la situation internationale était grave et lors de la mobilisation je suis rentrée à la maison . j’ai alors repris le travail ménager et de la ferme. J’ai vécu les 5 années de guerre dans le cercle familial qui s’est agrandi par le mariage de ma sœur et la venue de deux enfants. A 20 ans Les années de guerre ont été très dures . Nous vivions dans une crainte continuelle pour les 11 prisonniers de guerre de Branchon envoyés en Allemagne mais aussi une tristesse de voir défiler tous les jours devant notre porte des personnes qui souhaitaient recevoir une tartine ou d’autres choses pour compléter leur maigre ravitaillement. En même temps ,je me suis engagée dans la JACF (Jeunesse agricole catholique féminine) et qui existait à Branchon depuis 1935 et avait comme responsables : Berthe Hène, Elise Godfroid, Marie Dewart et Elise Chauviaux. La section était très vivante : réunions mensuelles, présence au village, aux naissances, colis aux prisonniers et activités culturelles. J’ai été aussi responsable pendants deux législatures de la CAP (commission d’assistance publique). J’aimais beaucoup le social.
(Photo du dernier conseil communal de
Branchon. Melle Parmentier est au 2ème
rang à gauche)
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Après la guerre, je suis passée à l’ACRF (action catholique rurale des femmes). Notre mouvement est ouvert à tous, il cherche à être proche de nos communautés et à répondre à leurs besoins. Nous étudions pour le moment la mutation du monde rural et la place de la femme dans cette évolution.
Et comment réagissez-vous à l’évolution du village?
Oh oui, il change ,les maisons poussent partout . Cela devient un village dortoir. Mais je voudrais dire aux nouveaux habitants qu’ils sont les bienvenus et qu’ils doivent s’intégrer dans le village avec ses particularités, ses richesses, son histoire. C’est comme cela que l’on construira une communauté. Elle sera différente d’avant mais il faut accepter que les choses changent et ne pas avoir de regrets. Beaucoup de choses ont changé. Quand les chevaux sont partis de la ferme, ce fut un déchirement mais maintenant on est habitué aux énormes tracteurs et aux machines . C’est le progrès.
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Son arbre généalogique |
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Quelques photos
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