Promenade au coeur de notre village
La promenade des petites chapelles
En moins de 2 kms de promenade, Branchon vous dévoile ses «7 petits patrimoines» : grotte, potales et petites chapelles.
Nous vous invitons à démarrer du parking de l’église. Traversez prudemment le carrefour en direction nord (vers Orp) et prenez la rue Zaman. Après environ 100 m, sur votre droite, à l’embranchement de la rue du meunier :
1. Vous découvrez la «petite chapelle de la passion» (photo 1).
Cette potale date de 1757, primitivement érigée sur une terre des seigneurs du lieu : les de Bruges. C’est une potale classique en pierre bleue, constituée d’une niche en plein cintre , avec un larmier décoré de pilastres . Elle est fermée d’une grille ancienne. Le socle à panneau est orné d’une croix saillante qui porte ces mots :
«A l’honneur de la păs»
et sur la croix
«Ceux / et / cel/les/ qui / confesse et comunie ) et qui reciteront / dix Pāt. Et dix Gloria/ devan / ce crist / ils / gag /nie / rons/ 40 / jours / d’ in / dul- /gen / ce / ANNO / 1757»
2. En face, sur la gauche de la rue Zaman, à l’abri d’un marronnier, se dresse la grotte « Notre Dame de Lourdes » (photo 2)
Cet édifice est surmonté de l’écriteau : « Chrétien courbe le front devant ce sanctuaire, ne passe pas ici sans saluer ta mère ».
Une pierre bleue est scellée sur le côté droit de la grotte avec cette gravure : » Don de la famille COURTOI-DESNEUX 1884 »
3. Continuez maintenant votre ballade dans la rue Zaman jusqu’au carrefour de la route romaine et le début du chemin de Merdorp (angle Nord-Est du croisement) et vous pourrez admirer une potale en calcaire (photo 3) dont la niche du XIXème s. pose sur un socle portant le texte suivant :
« L an 1765 / Guillaume J. Mahyaux natif de Wasseiges/ fut le bienfaiteur / de cette chapelle/ destinée en ce lieu / à l’honneur/ Saint Joseph/ notre puissant / avocat / et vray modèle / des perfections / requise aux chrétiens »
avec un texte publicitaire gravé en dessous :
« se fait et vend / chez Feuilliat/ à Namur »
4. Reprenez la route romaine vers l’ouest (route en béton) jusqu’à l’embranchement de la rue du Baty. Au milieu du petit rond-point, sous le marronnier, vous découvrirez la chapelle de « Notre Dame de Hal » photo 4)
Cette petite construction votive a été érigée vers 1820 par un soldat normand , émigré pendant les guerres de Napoléon. Abîmée par une tempête, elle a été restaurée par son fils et placée sur une nouvelle base. La niche est en calcaire aux formes contournées et est placée sur un socle portant les inscriptions :
« N.D. de Hal/ P.P.N./ J.M. Chéron/ Feuillen 1894. »
Au début des années mille neuf cent nonante, un accident de la route endommagea le socle ; la restauration du socle a repris les inscriptions originales.
Devant le socle, en guise d’agenouilloir, existait l’ancien fût sur lequel était gravé
« Notre Dame de Hal/ priez pour nous / V.M. Valentin Cheron »
(réf : R.M. « Les petites chapelles de chez nous » guetteur wallon, 1927,p125)
5. Poursuivez 30 mètres plus loin rue romaine et admirez la
«Chapelle de la chaussée» ou
«chapelle Mahoux» (photo 5).
Edifiée vers 1920 elle a été restaurée fin du XXème s. |
 |
6. Dirigez-vous maintenant vers la rue du moulin en parcourant toute la rue du Baty jusqu’au château de la route de Hesbaye. A gauche, vous remontez la route de Hesbaye sur une centaine de mètres , puis prenez la rue à droite en longeant le mur de la ferme du château de Branchon. Dans la rue du moulin, après 60 mètres , vous découvrez sur la droite enchâssée dans le mur d’enceinte la potale « Saint Donat » (photo 6)
La niche en plein cintre , fermée d’une grille est posée sur un socle de pierres calcaires . Vandalisée maintes fois , la niche grillagée est souvent vide. A l’approche d’une zone orageuse, la petite statue, restaurée à plusieurs reprises , est replacée dans sa niche à côté d’une bougie allumée pour protéger Branchon des effets néfastes de l’orage.
7. Reprenez votre marche jusqu’à la route d’Hemptinne, que vous empruntez vers la droite (au bas de l’église), traversez le pont qui enjambe la Mehaigne et après 200 m. vous pouvez contempler la structure ébranlée de la chapelle « Gilsoul » dont nous vous avons déjà entretenu dans le N° 1 de Branchon(s)-nous de décembre 2006.
(Extrait du Branchon(s)-Nous n°4, septembre 2007)
La chapelle Gilsoul : son histoire - son sauvetage
Cette chapelle de Branchon, située « au-delà de l’eau » au lieu-dit « Warichet » , à l’angle Est du carrefour formé par la route d’Hemptinne et le chemin d’Hepdal est le seul bâtiment du village construit en dur sur la rive droite de la Mehaigne.
Elle a été érigée en 1867 par Mme Marie-Josèphe Melon, veuve de Mr Antoine Joseph Gilsoul et dédiée à notre Dame de Montaigu. (voir extrait du sommier des titres de l’église de Branchon en annexe).
Le 5 février 1902, un capital de 270F. à été donné à la fabrique d’église par Mr l’abbé Félicien Gilsoul curé de Denée(voir document ci-dessous) ;cette fondation était en partie destinée à l’entretien de la chapelle.
L’architecture Néogothique est typique de cette époque ; la chapelle n’est pas signalée au registre du patrimoine et n’a pas été affectée au culte. Le plan de remembrement du 22/06/1981 situe la parcelle dans le domaine public ;d’une contenance de 9 ca(m2) est cadastrée sous le n°390/2.
Monsieur l’abbé BAUVIR curé de Branchon de 1970 à 1979, peiné de voir la détérioration du bâtiment et dans le but de propager le culte de N-D de Beauraing suscite un mouvement dans la paroisse pour restaurer le bâtiment.
Au mois d’août 1975 une équipe de jeunesse estudiantine et le charpentier–ardoisier Joseph Foncoux réalisent la restauration extérieure de la chapelle et le renouvellement de la toiture à base hexagonale et de forme pyramidale
Au début de l’année 2004 , le bâtiment, vandalisé, vidé de son contenu, est ébranlé anonymement dans sa stabilité. Sa démolition était programmée pour le mois de juillet 2005. Mais des voix s’élevèrent pour empêcher l’inéluctable.
A ce jour, grâce aux archives et informations autorisées, ce petit patrimoine wallon espère la constitution d’un comité local de bénévoles et de bienfaiteurs pour la restauration de la chapelle et la conservation d’une partie de la mémoire branchonnaise.

(Extrait du Branchon(s)-Nous n°1, décembre 2006)